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SAL

Visite de l'île

Samedi 9 Mars 2019

Yann s'est bien débrouillé hier. On a fini par abandonner l'idée de louer une voiture, et on a choisi un tour organisé, moins cher, plus sûr pour trouver les routes, qui ne sont pas toutes optimum. Il faut qu'on soit en bas, en bord de la plage, à 9h 15 pour se joindre à un groupe. Le contact s'appelle Winner.


Excursion d'un jour :
Winner (Tel : 921 11 95)
20 € par personne.


Je cherche à changer d'hôtel

Mais moi je ne me trouve pas bien au Sarakoulé. C'est surtout sa situation qui me gène, parce que je ne peux pas sortir seule le soir comme je le voudrais. J'ai envie, avant de retrouver le groupe de l'excursion, de chercher si je trouve autre chose comme logement, plus au centre de la ville.

Le rendez-vous pour l'excursion est auprès d'un hôtel qui semble très bien, bord de mer etc... "Café Del Mar"... Je vais demander le prix... 60 € !!! Trop cher. Je me renseigne, est-ce qu'ils connaitraient un hôtel pas cher dans les 40 € ? On m'indique l'Hôtel Central. Je n'ai pas eu le temps de le trouver cet hôtel. Après j'ai vu qu'il était mentionné dans le guide Petit Futé. (Hôtel Central : +(238) 242 15 03 / 242 15 10 - hotelcentralcv@gmail.com)

Je suis revenue en courant au point de rendez-vous pour le départ de l'excursion.


L'excursion

Sal, un petit morceau de terre qui fait 30 km de long sur 12 km de large.



On a rejoint les voitures d'excursion qui étaient à côté. L'horreur : ce sont des pick-up découverts, et avec le vent qu'il fait !!!
On monte derrière. Mais très vite heureusement pour moi on m'a proposé une place à l'avant à côté du chauffeur.

Je me suis retrouvée avec un couple d'Anglais. Yann lui est resté dehors, derrière. C'était l'horreur derrière, à tous vents.

Le sel

On commence par aller voir des étendues plates où est récolté le sel.

Pourquoi «Sal» s'appelle «Sal»

Découverte le 3 décembre 1460 par des marins portugais, l'île fut initialement appelée "Lhana", à cause de son relief très plat. Bien que l’île soit d’origine volcanique, le temps et l’érosion des roches avaient eu raison de ses reliefs, aujourd’hui le point le plus haut de l’île se situe à seulement 406 m d’altitude.

En 1833, l’île change de nom et adopta son nom actuel "Sal" ("sel" en portugais), lorsqu’un ancien cratère de volcan fut découvert, rempli de sel, et en constatant la grande quantité de sel qu'elle contenait.

L’historien portugais Jaime Cortesão, contemporain à cet évènement, rapporte une légende selon laquelle des populations arabes se seraient rendues sur une île du Cap-Vert pour y récolter du sel. Selon l’historien, la légende pourrait faire référence à l’île Sal.

Auparavant très peu habitée, ce n’est qu’à partir de la découverte du sel que les populations du Cap-Vert ont commencé à migrer sur l’île.

De nos jours, sont encore visibles les structures utilisées pour l'exploitation du sel, exporté en grande quantité entre le 18 ème siècle et la première moitié du 20 ème siècle, vers la côte africaine et le Brésil.





On n'est pas tout seuls.





Oh comme cela rappelle ce que j'ai vu au Sénégal au bord du Lac rose !








On reprend la piste





Mon chauffeur




Ponta Preta - Le paradis du kitesurf

C'était le rêve de Yann. Il y était déjà allé hier, à pied, depuis notre arrivée. On dit que cette plage n'est qu'à 30 mn à pied de Santa Maria, mais je crois bien que Yann a mis bien plus que 30 mn. C'était en plein après-midi en plus, à l'heure la plus chaude. Là, on y est arrivé... en voiture ! Et la mer est démontée.

©PlaneteJoce

Située au Sud-Ouest de Sal, Ponta Preta est un spot mythique, l’un des meilleurs spots de vague de la planète, un paradis du kitesurf, la planche à voile, le surf et la voile.

Ponta Preta est considérée par les magazines spécialisés comme l’une des cinq meilleures destinations au monde pour les amateurs de windsurf. En effet, le vent souffle parallèlement à la plage et la température de l’eau reste agréable toute l’année. En été, les conditions raviront les débutants qui pourront réaliser de jolies prouesses. En hiver, lorsque les vents sont plus forts, les professionnels ont là un excellent terrain d’entraînement.

Ponta Preta est une destination kitesurf de renommée mondiale qui accueille chaque année des milliers de passionnés. Un vent constant, une vague parfaite, un climat agréable et des habitants accueillants ont permis à l’île de Sal de devenir une destination incontournable du kitesurf. Grâce à la profondeur des basses pressions dans l'Atlantique nord, la houle est assurée d'octobre à mars.

La vague de Ponta Preta, qui peut atteindre jusqu’à cinq mètres de hauteur, est connue des sportifs de haut niveau ! C'est l'une des étapes du championnat international de planche à voile.

En accord avec les niveaux de pratique et avec l’intensité des vents, les périodes suivantes sont recommandées selon les niveaux :

Décembre à mars : niveaux 3 à 6   ⇾
Avril et mai : niveaux 2 à 6.
Juin, octobre et novembre : niveaux 2 à 5.
Juillet à septembre : niveaux 1 à 4.

En mars... on est encore aux niveaux les plus forts... 3 à 6...

©PlaneteJoce

Il y a un vent terrible !



Je ne vois rien dans mon écran.
Et avec le vent je ne sais pas très bien ce que je prends en photo !







On repart dans la poussière (heureusement que je suis assise à l'intérieur).








Espargos

La grande ville d'Espargos, au centre de l'île, est la capitale administrative de l'île. Elle tient son nom des petites asperges qui poussaient au Cap-Vert. Depuis, elles ont disparu mais le nom est resté.

C’est la principale ville de l’île, située à 2 km de l’aéroport international (10 mn en voiture, et à 1/2 heure en voiture de Santa Maria). Contrairement à Santa Maria, Espargos est une vraie ville cap-verdienne, avec son centre administratif, sa mairie et son marché. On l'a traversée, je l'ai trouvée terriblement moche.


Le désert et les mirages de Terra Boa

Le nord de l'île de Sal est complètement aride et désertique. Le paysage n'est que sable, un désert tout plat à l'exception des montagnes brunes à l'est et à l'ouest de Terra Boa.

La plaine de Terra Boa, tout au nord de l'île, offre des paysages rendus parfois surréels par des mirages qui s'y produisent. Ce lieu est situé à environ 4 km au nord de la ville d'Espargos, et est l'une des attractions touristiques de l'île.







Comme vous voyez, ça souffle !











Arrêt dans une boutique de grogue et de punch.



La baie de Buracona

"Blue Eye" (L'Œil Bleu)

Au nord-ouest d’Espargos, au nord de Palmeira, la baie de Buracona est devenue un grand lieu d'attraction touristique et attire les passionnés de plongée du monde entier, et pas seulement.

Formée par des récifs volcaniques, cette baie ouvre un couloir qui mène à une grotte sous-marine. C'est une cavité qui s’ouvre dans la roche, d’où l’origine de son nom ("buraco" signifie "trou", Buracona = "le grand trou").

En plus, de cette curiosité de la nature, l’érosion des roches a également créé une piscine naturelle, aux eaux transparentes formées par l'océan dans les roches de lave, sur laquelle viennent se briser les vagues avec force.

Au fond de l'une d'elles, lorsque le soleil est au zénith, un rayon de lumière traverse un trou dans la voûte de la grotte et se reflète dans l'eau cristalline en dessous, créant l'illusion d'une forme d'oeil bleu turquoise, magique, en forme d'oeil. D'où le nom de "l'Œil Bleu".

On s'est arrêté devant un énorme restaurant qu'on nous a dit de traverser.
Quand j'en suis sortie de l'autre côté je suis tombée sur ce paysage, magnifique.
Les vagues se brisent sur les récifs volcaniques.
Le contraste entre le noir des rochers et le turquoise de la mer est saisissant.

J'ai vu tous ces gens qui se dirigeaient vers.... je pense "l'oeil bleu"...
J'ai commencé à prendre la queue.

Mais quelqu'un me dit que l'on devait avoir un ticket d'entrée... 5 € je crois... Eh bien non je n'avais pas de ticket d'entrée, personne ne me l'avait dit.

En re-rentrant dans le restaurant, j'ai en effet vu qu'il y avait près de l'entrée, mais à l'intérieur du restaurant, une cahute qui vendait les tickets. Moi, je ne l'avais pas vue !

Je n'ai pas eu le courage de ressortir pour acheter le ticket, et devoir ensuite me retaper la queue.
Il y a également une boutique de souvenirs... Je n'ai visité que les toilettes :) ...
J'ai attendu dehors, auprès d'une femme d'un autre groupe, qui, elle non plus, n'avait pas eu l'envie de faire cette queue.

Un investisseur italien en a acquis l’exclusivité, cela a provoqué une grande polémique entre les habitants de l’île et le gouvernement accusé d’avoir vendu les droits d’exploitation de ce patrimoine national.

Une piscine naturelle située à proximité permet de prendre un bain très agréable. Cependant les courants et les vagues sont dangereuses : la mer peut s’engouffrer brusquement dans la vasque.

Prévoir des chaussures pour aller dans l’eau car les cristaux de sel sont tranchants, mais là, les chaussures étaient mises à disposition des touristes. A proximité, il y a une autre piscine, mais souterraine, à laquelle on parvient en plongeant à travers un trou dans le sol.


Palmeira

Nous sommes ensuite aller vers Palmeira, à 7 km au nord-ouest d’Espargos. Pour y déjeuner en fait. C’est le principal port de l'île de Sal. Le village vit principalement de la pêche.




On est assailli par des vendeuses Sénégalaises.



Arrêt au restaurant de... tous les touristes

Je choisis du poisson et une chope de Strella.

Dans ce restaurant au moment de payer, je me suis fait surprendre par la note. On me présente ma note et je vois écrit "13". Je pense que c'est 1300 escudos. Et je vois écrit sur mon ticket de caisse au total 1420 CVE ! Je demande des explications.

Eh bien ce n'était pas 1300 escudos mais 13 €. Les prix de la note du restaurant étaient écrits en euros et on me rajoutait la taxe de conversion (1 €=110 CVE, donc 1420 escudos !). Oui, mais c'était à Sal, l'île la plus touristique de toutes.




Mer démontée...







Salines de Pedra Lume

A 3 km à l’est d’Espargos, Pedra Lume offre un paysage étrange : les marais salants, aussi appelés « salines ».
Ils se trouvent dans le cratère d'un volcan éteint, dont la couleur du sol recouvert de sel varie du bleu turquoise au rose, et forment le point le plus bas du Cap-Vert.


Ça c'est une photo prise par Yann, car moi je n'y suis pas allée jusque là.

En 1808, les Portugais créèrent les marais salants de Pedra Lume et construisent le tunnel d’accès. Mais l'histoire des salines ne commence réellement qu’en 1840.

Ce n'est qu'un peu plus tard après leur découverte que les salines furent exploitées par un certain Manuel Antonio Martins, un capitaine portugais dont l'ambition dévorante contribua à jeter les bases du développement de l'île : perçant un tunnel dans le cratère renfermant les salines de Pedra de Lume, jetant ultérieurement sa préférence sur d'autres salines plus au Sud, où il créa un petit village de maisons préfabriquées importées d'Amérique ainsi qu'un petit port du nom de Porto Martins (vite rebaptisé Santa Maria), en ramenant d'Angleterre la toute première ligne de chemin de fer installée sur l'ensemble des territoires portugais...

Personnage décisif dans la genèse de l'île qu'il aurait pu s'approprier si son appétit et quelques intrigues n'avaient pas finalement suscité la méfiance du pouvoir central, il mourut en 1845 à la tête d'une descendance nombreuse.

Ses héritiers, trop gourmands, volontiers comploteurs, finirent par s'attirer les foudres du gouvernement et les salines furent finalement vendues à une compagnie française, les Salins du Cap-Vert, qui re-dynamisèrent un temps le site, avec la construction d'un téléphérique améliorant le transport des sacs de sel, et en assura l’exploitation jusqu’à l’indépendance du Cap-Vert.

L’apogée de l’extraction gérée par une société mixte (Portugal et Congo belge) a lieu vers la fin des années 1930.

Elles furent ensuite gérées par la compagnie française Les Salins du Midi qui y instaura un surprenant statut : une enclave autonome appartenant à la France, pourvue de frontières sommaires et disposant d’une monnaie propre.

Jusqu'à ce que l'exploitation d'autres salines à travers le monde scella le sort de l'extraction et de l'exportation du sel de Sal. La production finit par cesser, le site périclita et fut définitivement abandonné en 1984.

La mine de Pedra de Lume avait été un véritable enfer pour les malheureux qui durent y travailler.
Aujourd’hui encore, rien ne semble avoir changé : le tunnel, les rails où circulaient les chariots pleins de sel en direction de la mer, les trois barges rouillées jusqu’à l’os qui assuraient le transbordement du sel sur les navires de haute mer, les poteaux, intacts, et les baraques.

Il est possible de prendre un bain relaxant (considéré comme rajeunissant) et de flotter sans effort dans une eau 26 fois plus salée que la mer. A titre de comparaison la mer Morte n'est que 10 fois plus dense. L'entrée est payante, 5 € je crois.

Juste à l’extérieur de la caldeira se trouve le village de Pedra Lume où le célèbre chanteur Ildo Lobo grandit (il naquit le 25 novembre 1953 dans ce qui faisait alors office de pharmacie). A proximité directe, le petit port, et une très belle chapelle.

Pour vous rendre aux salines, il faut prendre un chemin situé derrière l’église et suivre les pylônes en mélèze. L’accès se fait par le tunnel creusé en 1804 à l’intérieur du volcan.

Ma soirée

Dès que je suis rentrée de l'excursion, je suis allée dire que je restais à l'hôtel les autres jours comme c'était prévu, et j'ai payé mes nuitées. Pour être tranquille... Moi j'ai besoin toujours d'être sécure de savoir que j'ai une chambre. J'ai bien vu les prix dans la ville de Santa Maria et je ne trouverai jamais quelque chose au tarif aussi bas que cet hôtel-ci. En fin de compte il n'est pas si mal, un peu éloigné c'est l'inconvénient pour le soir, mais très confortable. En tout cas un bon rapport qualité/prix.

Je ne pense pas que je sortirai dîner dans un restau ce soir, je suis trop loin de la partie touristique où il y a des restaurants, pas envie de traverser ces rues populaires à la nuit tombée. Je suis fatiguée. Et autour de l'hôtel je n'ai absolument pas vu de restaurants.

Il faut donc maintenant que je sais que je reste ici encore plusieurs jours, que j'aille acheter de quoi manger dans ma chambre. Le hic : je n'ai pas de réfrigérateur, un gros inconvénient.

Bon, qu'est-ce qu'il y a dans ce supermarché ?




Beaucoup de conserves. Des petits pois, des feijão (haricots noirs)








Mais il y a aussi quelques denrées fraiches. Des poivrons à 5€ le kg, des concombres à 3,50€ le kg...
Je trouve que c'est bien cher pour le Cap-Vert, ce sont les prix de Paris !
Mais il faut savoir qu'ici à Sal, tout est importé...







Je regarde le prix des assiettes..;. 9€ l'assiette ! C'est très cher !


J'achète du fromage, "made aux Açores"... Tout est importé du Portugal.
Il n'y a même pas du fromage de chèvre local.
Un concombre, ces petites biscottes (très bonnes) de quoi me servir de pain, et un flan.



Dîner dans ma chambre

Le fromage des Açores a été très bon. Un peu juste trop salé à mon goût, mais un goût différent de tous les fromages auxquels je suis habituée. Avec les petites biscottes, et le concombre, je me suis régalée. Ça me change des plats copieux de poisson, et des pizzas... Et le petit flan aussi a été très bon. Je place le reste des denrées sur la petite terrasse en espérant que la nuit sera suffisamment fraiche pour les conserver.

DIAPORAMA

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VIDÉO

Au cours de l'excursion

©PlaneteJoce